Accueil / Qui édite Agremine
- NomJimenez Julien
- FonctionFondateur d’Agremine
- SociétéMLJ, SASU
Celui qui écrit et fait vivre Agremine
Agremine n’est pas sorti d’une étude de marché. Il est né d’une matinée passée dans la salle d’un relais petite enfance, à regarder sept assistantes maternelles vider des pochettes cartonnées sur une table pour retrouver une attestation de formation vieille de trois ans. Voici comment ce logiciel a été construit, avec qui, et ce qu’il refuse de faire.
Contact direct : jimenezjulien42@gmail.com
Un logiciel né dans la salle d’un relais petite enfance
Je construis des logiciels de conformité pour des métiers très encadrés, exercés par des personnes qui n’ont ni service juridique ni assistante administrative. J’ai rencontré le métier d’assistante maternelle par un chemin banal : une voisine, agréée depuis onze ans, m’a demandé si je savais faire un tableau pour suivre les dates de fin de validité de ses assurances. Elle venait de recevoir son formulaire de renouvellement et n’arrivait pas à remettre la main sur l’attestation d’une formation continue suivie deux ans plus tôt.
Ce tableau a servi de prétexte. Dans les mois suivants, j’ai assisté à quatre ateliers de préparation au renouvellement organisés par des relais petite enfance et par une association départementale d’assistantes maternelles. À chaque fois, la même scène : des femmes qui exercent depuis dix ou quinze ans, parfaitement au clair sur leur métier, et qui se retrouvent à trier des pochettes en fin de journée après une amplitude d’accueil de dix heures. Ce n’est pas une question de compétence, c’est une question de charge mentale et de format.
Ce que j’ai entendu ensuite m’a décidé. Une professionnelle de la Sarthe m’a expliqué qu’elle avait renoncé à demander une extension de capacité d’accueil, non parce qu’elle manquait de place, mais parce qu’elle redoutait de devoir tout reconstituer. Une autre, dans le Nord, avait vu son renouvellement décalé de deux mois pour une attestation d’assurance habitation périmée de trois semaines. Aucune de ces deux situations ne relève d’un problème de métier. Elles relèvent d’un problème de classement.
Ce que j’ai observé sur le terrain, et que le produit reprend
La première observation, c’est que la douleur n’est pas seulement administrative. L’évaluation porte sur le logement, donc sur la maison, la chambre d’un enfant devenu grand, l’escalier, le jardin. Il n’y a pas de séparation entre le lieu de travail et le lieu de vie. Un logiciel qui parlerait de conformité comme on parle d’un audit d’entreprise se tromperait de ton dès la première ligne. C’est pour cela qu’Agremine ne note rien, ne classe personne, et n’affiche jamais de score de préparation.
La deuxième observation, c’est que les pièces manquantes sont presque toujours anciennes. Le dossier d’un renouvellement se joue sur des documents de la troisième et de la quatrième année, quand plus personne n’y pense. D’où le choix de construire le produit autour d’un dépôt au fil de l’eau plutôt qu’autour d’une grande session de rangement. Photographier une facture le soir même prend quinze secondes. La retrouver trois ans plus tard prend une soirée.
La troisième observation vient des puéricultrices de secteur elles mêmes, dont j’ai pu recueillir le point de vue lors de deux échanges. Un dossier lisible change le déroulement d’une visite. Quand les pièces sont posées dans l’ordre, avec des dates, l’entretien se déplace vers le projet d’accueil, l’organisation des journées et l’adaptation des enfants. C’est exactement ce que les assistantes maternelles souhaitent montrer, et c’est ce qu’une pile de pochettes empêche.
La quatrième observation est plus discrète. Beaucoup de professionnelles conservent une trace écrite de leurs échanges avec le conseil départemental, mais dans des supports différents : un carnet, des courriels, des messages. Le jour où une question porte sur une date d’envoi, cette trace fait la différence entre une discussion sereine et une justification laborieuse. Le journal des échanges d’Agremine est venu de là, et c’est la fonction dont on me parle le plus souvent.
La méthode de travail derrière le produit
Agremine est développé par une seule personne, avec une méthode simple. Chaque fonction est écrite après avoir été demandée par au moins trois assistantes maternelles différentes, exerçant dans trois départements différents. Cette règle a écarté beaucoup d’idées séduisantes sur le papier, comme la mise en relation entre professionnelles ou la gestion des plannings de contrat, qui relèvent d’autres outils et d’autres métiers.
Le vocabulaire du produit est repris mot pour mot du terrain. On y lit capacité d’accueil autorisée, visite à domicile, projet d’accueil, référentiel national d’agrément, relais petite enfance, formation obligatoire. Aucun terme inventé, aucun jargon logiciel. Une professionnelle qui ouvre Agremine pour la première fois doit reconnaître son métier dans les intitulés, pas apprendre un nouveau langage.
Enfin, le produit se vend par la conversation. Il n’y a pas de bouton d’achat sur ce site, pas de tunnel automatique, pas de période d’essai qui se transforme en prélèvement. Vous écrivez, je réponds sous 24 heures ouvrées, et nous regardons ensemble si votre situation justifie un abonnement ou si un simple conseil suffit. Cela ralentit la croissance, cela évite surtout de facturer un outil à quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Trois choses qu’Agremine ne fera jamais
- Transmettre le moindre document à un conseil départemental ou à un service de PMI. Vous restez la seule à décider de ce que vous montrez, et à qui.
- Vendre, louer ou analyser vos données à des fins commerciales, ni installer un outil de mesure d’audience sur ce site.
- Promettre un résultat administratif. Un logiciel prépare un dossier, il ne décide pas d’un agrément. La décision appartient au président du conseil départemental.
Mes convictions sur ce type de logiciel
Un outil de conformité doit rendre du temps, pas en prendre
Si la saisie coûte plus cher que le classement papier, l’outil est inutile. C’est pourquoi la moitié du travail de conception porte sur la réduction du nombre de champs. Déposer une pièce demande deux gestes : une photo et un thème. Tout le reste, dates de validité comprises, se propose automatiquement et se corrige d’un mot.
Le papier reste la sortie de référence
Une visite à domicile se passe autour d’une table, souvent sans réseau utilisable et sans envie de tendre un téléphone. Le mode visite produit donc un document imprimable, paginé, avec un sommaire. L’écran est un confort, le papier est la garantie.
Le respect du domicile est une règle de conception
Aucune photographie du logement n’est demandée par défaut. Rien n’oblige à documenter une pièce. Les photographies de la checklist servent à vous rappeler ce que vous avez installé, pas à constituer un dossier sur votre maison. Elles restent dans votre compte et n’en sortent que si vous les ajoutez au dossier de visite.
Une professionnelle expérimentée n’a pas besoin d’être corrigée
Les textes du produit ne donnent pas de leçon sur la sécurité des enfants, sujet que les assistantes maternelles maîtrisent bien mieux que n’importe quel éditeur de logiciel. Ils rappellent des échéances, listent des pièces attendues et proposent des trames. La compétence reste de votre côté : l’outil ne fait que la rendre visible.
L’éditeur du service
Agremine est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. MLJ conçoit et exploite des logiciels destinés à des professionnels indépendants soumis à des obligations déclaratives récurrentes. Je suis le directeur de la publication de ce site et le seul interlocuteur des utilisatrices.
La structure est volontairement légère. Il n’y a ni service commercial externalisé, ni prestataire de démarchage téléphonique, ni sous traitance du support. Lorsque vous écrivez à l’adresse de contact, la réponse vient de la personne qui écrit le code et les textes que vous lisez ici. Les identifiants complets de la société figurent dans les mentions légales, et le traitement de vos données est décrit dans la politique de confidentialité.
Où me suivre
Les publications concernent surtout la conformité des métiers indépendants et la conception de logiciels sobres. Vous pouvez m’écrire directement sur l’un de ces profils si vous préférez au courrier électronique.
Neuf articles parus le 3 septembre 2026 dans L’Intercalaire d’agrément, le magazine d’Agremine.
Ce que j’écris dans L’Intercalaire d’agrément
Chaque article est relu avec les textes officiels ouverts, puis soumis à deux assistantes maternelles agréées avant publication. Quand une règle varie d’un département à l’autre, elle est présentée comme telle plutôt que transformée en chiffre rassurant.
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